mars 21, 2007

Campagne électorale (a.k.a. boule chyte)

C'est drôle. Est-ce que c'est moi ou, au Québec, on entend davantage parler d'enjeux politiques, de contenu de mandats, de détails de budget, lorsque ça fait un bon deux ans qu'on a élu "l'autre parti" ?

Le Québec est en pleine campagne électorale; momentanément, on n'entend plus parler des sujets qui ont touché nos cordes sensibles durant tout ce temps (accomodements raisonnables, procédures de prêts et bourses, la fameuse loi 142, les CPE).

On dirait que la Province de Québec, les Québécois en fait, sont comme un fan des Canadiens qui, match après match, garde espoir que son équipe gagne la coupe! Tous oubliés les jurons lancés, les gaffes de l'un et l'autre le match dernier, la saison passée.

Qu'est-ce qu'on attend pour se réveiller? Actuellement, une campagne électorale pour un candidat qui se présente au Québec c'est des vacances comparé au reste de l'année! Pas de débat direct avec les autres partis, que par médias interposés. On lance des attaques à gauche et à droite, et le Québec se divise en "moi j'm'en fous qui soit fif", "moi aussi j'viens d'une ferme" et "moi, j'trouve ça moins compliqué le statut quo". Bordel, il est temps de parler de la SAAQ, de la SAQ, des étudiants qui aiment bien faire la grève (quoi, vous êtes en session d'examens ?!), des médecins et des infirmières qui menacent sans cesse d'aller se faire exploiter dans des pays où ils seront même pas assurés, du Mont-Orford qui était si cher à tous ces hypocrites qui cherchaient des raisons de caler le gouvernement Charest, des CPE et des garderies qui ont donné bien des maux aux parents travailleurs pris en otages. Ah oui, et le fameux baîllon utilisé par le PQ et popularisé par le PLC... ?

Les Québécois sont des autruches hypocrites qui ne s'intéressent pas au fin fond des choses. Au lendemain du vote, mardi prochain, vous crirez tous que vous auriez dont pas dû élire cet imbécile, qu'il vous semble qu'il avait promis juste des belles choses. La politique, c'est comme un taquin, quand on glisse un morceau d'un côté, ça fait un trou de l'autre.

1 commentaire:

Nathalie a dit...

Eh bien je vois que la politique t'inspire des mots vifs et que notre déception est dans tous les pays la même. Comment mettre de la qualité dans le débat politique et de l'enthousiasme chez les électeurs, vaste question !

Chez nous c'est le duel Nicolas Sarkozy - Ségolène Royal qui occupe tous les esprits !